l’Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones 2026

Le Bureau organise une projection du film Rythmes de la terre en marge de l’Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones (UNPFII)

Avril 2026 – New York, NY

Le Bureau du commissaire aux langues autochtones a eu l’honneur d’organiser, en collaboration avec Patrimoine canadien, un événement spécial en marge de l’Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones, au cours duquel a été projeté notre documentaire primé Rythmes de la terre.

L’Instance permanente, qui se tient chaque année au siège des Nations Unies à New York, est le plus grand rassemblement planétaire de peuples autochtones, de représentants d’États et d’organisations internationales.

Rythmes de la terre met à l’honneur 17 artistes autochtones à travers le Canada qui se produisent dans leur langue maternelle. Tourné dans des lieux chargés d’une profonde signification culturelle et personnelle, sur les terres que ces artistes considèrent comme leur foyer, ce documentaire met en lumière huit langues autochtones issues de quatre familles linguistiques distinctes.

Ce projet de documentaire d’une heure a été dirigé par Georgina Liberty, directrice du Bureau du commissaire aux langues autochtones, et produit par Jarrod Tully, chef de la direction de Storm the Castle Media. Cette production a été saluée à l’échelle internationale et a remporté huit prix pour sa photographie, sa bande sonore et sa narration.

Dans son allocution, Georgina Liberty a présenté la vision qui sous-tend le projet, soulignant son importance tant dans l’éducation des Canadiens que dans la motivation des apprenants de langues autochtones, en particulier les jeunes. Comme elle l’a expliqué : « Nous voulions réaliser un documentaire qui fait ressortir la vitalité culturelle des Métis, des Inuits et des Premières Nations. » Lors de la préparation de ce film, nous avons demandé à chaque artiste où il souhaitait être filmé. Leurs choix reflètent les liens profonds qui unissent nos langues, nos cultures et nos territoires. « Ces liens nous rendent plus forts et nourrissent notre âme. »

Cette activité parallèle a réuni des dirigeants des Premières Nations, des Métis et des Inuits, des jeunes, des partenaires, des délégués internationaux et des défenseurs des langues, qui ont tous pu découvrir la force et la beauté des langues autochtones. Parmi les participants figuraient trois membres de l’Instance permanente, dont ses deux responsables pour les langues autochtones. En pleine Décennie internationale des langues autochtones (2022-2032), l’événement a été l’occasion de réfléchir au rôle de l’expression culturelle dans la revitalisation des langues et a souligné l’importance de créer des espaces où les langues autochtones peuvent être vues, entendues et ressenties.

Nous avons eu l’honneur d’accueillir le chef Wilton Littlechild, connu internationalement, qui a ouvert cet événement parallèle par une prière et quelques réflexions, ainsi qu’Emma Rawson-Te Patu, membre de l’Instance permanente sur les questions autochtones et responsable pour les langues autochtones, qui a animé la discussion en tant que modératrice.

Jarrod Tully et Mike Burnard, de Storm the Castle Media, ont parlé de leur expérience dans la concrétisation des visions des artistes au cours de la production. À l’issue de la projection, les participants ont pris part à une discussion approfondie avec les réalisateurs, au cours de laquelle ils ont réfléchi à l’impact du film ainsi qu’au rôle plus large que jouent la communication narrative, la musique et les liens avec le territoire dans la préservation et la revitalisation des langues autochtones.

Ce documentaire s’inscrit dans le cadre des efforts plus larges déployés par le Bureau pour donner vie à la Loi sur les langues autochtones, qui visent à aider les peuples autochtones à se réapproprier, à revitaliser, à préserver et à renforcer leurs langues. Plus qu’un simple film, Rythmes de la terre incarne une expression vivante de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, des appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation et de la Décennie internationale des langues autochtones des Nations Unies.

En plus du documentaire, le Bureau publie chaque mois un nouvel entretien avec l’un des artistes présentés. Rythmes de la terre : série d’entrevues. Cette série propose des réflexions intimes d’artistes sur la musique, leurs liens profonds avec leur territoire et leur langue, ainsi que leur engagement à protéger et à célébrer leurs cultures. La série est ligne sur le site Web du Bureau.

La soirée s’est terminée de manière émouvante, au son d’un violon et de la voix de l’aîné métis Oliver Boulette, qui a interprété un chant de prière.

À travers cet événement parallèle et sa participation à l’Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones, le Bureau continue de jouer son rôle de catalyseur et de médiateur, en soutenant les initiatives menées par les peuples autochtones et en renforçant les relations afin de promouvoir les langues autochtones à l’échelle mondiale.